O.S.C.A.R. ou Optimisation de la Sécurité du Cloud par l’Analyse de Risques
Posted by Chloe Chabanol in Cloud computing, Security on May 3rd, 2012
Depuis sa création, Internet n’a cessé de se développer, proposant toujours plus de solutions pour les professionnels. Aujourd’hui, c’est l’ère du Cloud : un concept récent permettant aux entreprises d’externaliser tout ou partie de leur SI, aussi bien physique (solution IaaS – Infrastructure as a Service) que logique (solutions PaaS – Platform as a Service et SaaS – Software as a Service).
Malgré l’engouement des professionnels pour le Cloud Computing, ces derniers restent réticents à l’idée de migrer, ne serait-ce qu’une partie de leur SI, dans le Cloud. En effet, la jeunesse du Cloud Computing implique des zones d’ombre encore trop importantes pour les entreprises. Dans le cas des entreprises françaises interrogées par Pierre Audoin Consultants, le premier frein au déploiement du Cloud est la Sécurité/confidentialité.

Enquête Pierre Audoin Consultants pour EMC, Intel, VmWare, 2010
En approfondissant cette analyse des facteurs pouvant freiner la migration vers une ou plusieurs solutions Cloud, on constate, en réalité, une réserve sur tous les domaines de la sécurité (disponibilité, intégrité, confidentialité, traçabilité) et sur des thématiques aussi variées que les aspects techniques, juridiques et organisationnels.
D’après CRIP (panel des entreprises membres du CRIP réparties en 4 grands secteurs distincts : banques/assurances, industries et services/grande distribution, télécommunication, secteurs/Ministères/Armées)
L’offre O.S.C.A.R. a été pensée pour répondre à cette problématique.
O.S.C.A.R. ou Optimisation de la Sécurité du Cloud par l’Analyse de Risques, est une démarche qui s’appuie sur un outil d’aide à la décision offrant une maîtrise globale et systématique des risques liés au Cloud. Elle permet de garder le contrôle de son SI et notamment de ses composantes externalisées à travers le Cloud, en s’appuyant sur une analyse en quatre étapes :
- étape 1 : Evaluation des besoins métiers et contexte de services Cloud,
- étape 2 : Analyse de risques (identification des risques, évaluation des risques bruts, traitement des risques, évaluation des risques résiduels),
- étape 3 : Evaluation des coûts de mise en œuvre des mesures de traitement des risques,
- étape 4 : Plan d’action ou livrable de la prestation.
L’engouement pour le Cloud est en grande partie lié aux différents modèles de fourniture de service associés permettant d’optimiser ses coûts (par exemple avec la mutualisation des ressources entraînant une réduction des coûts liés aux investissements, à l’administration des ressources, à la consommation énergétique,…). La démarche O.S.C.A.R. doit alors s’adapter à ce contexte de réduction des coûts en proposant une analyse de risques courte et répondant à tout public (métier, DSI, etc.). O.S.C.A.R. est donc doté d’un référentiel de risques auquel sont associés une base de vulnérabilités et d’actifs impactés, permettant de passer l’étape d’identification des risques. Ces risques ont été identifiés à travers l’étude de nombreux référentiels (ENISA – « Cloud Computing Security Risk Assessment », ISO 27005 – « Information technology – Security techniques – Information security risk management », CSA – « Security guidance for critrical areas of focus in Cloud Computing » et « Top threats to Cloud Computing ») et la réalisation de brainstorming. Ils sont classés en 4 thématiques (Politique & Organisationnel, Technique, Juridique & Réglementaire, Physique) et sont représentatifs des préoccupations métiers et techniques sans pour autant entrer dans un niveau de détails inexploitable et chronophage. De plus, compte-tenu de l’objectif d’efficacité et de simplicité identifié préalablement, O.S.C.A.R. est en cours d’intégration dans un outil pour industrialiser le déroulement de la méthode.
L’émergence de la Business Intelligence Agile
Posted by Abed Ajraou in Information Management on April 28th, 2012
Un constat unanime sur les projets décisionnels classiques : ils manquent de F.R.A.P. – Flexibilité, Réactivité, Autonomie des utilisateurs et Performance.
En effet, nous constatons de plus en plus de frustration des entités métiers autours des besoins décisionnels : reporting, tableaux de bord managériaux et analyses prévisionnelles. Le constat est sans appel et peut se résumer en 4 points :
- Flexibilité :
Les projets décisionnels ont toujours été un casse tête pour les départements informatiques. En effet, comment mettre en œuvre des solutions décisionnelles lorsque les besoins changent à chaque nouvelle demande des directeurs et face à de nouvelles orientations stratégiques de l’entreprise? Les départements métiers (finance, marketing, ressources humaines, production, achats, logistique …) de leurs côtés ne comprennent pas comment un nouveau besoin nécessite forcément de nouveaux investissements (bien souvent cela correspond à des développements informatiques : flux ETL, modélisation de nouvelles tables de faits ou de dimensions mais cela pourrait prendre d’autres proportions comme la remise en cause complète de l’architecture décisionnelle mise en place !).
- Réactivité :
Les entités ne comprennent pas non plus que l’ajout d’un simple indicateur ou d’axe d’analyse doit passer par des processus de qualité ITIL bien rodés et éprouvés au sein de la DSI. Dans le cadre d’un progiciel ERP, cela peut s’avérer pertinent d’avoir une démarche classique (étude, chiffrage, conception, développement, test, recette, mise en production) mais en ce qui concerne la Business Intelligence les besoins sont très souvent urgents et la réponse à ces besoins nécessite plus de réactivité.
- Autonomie :
Rien de plus frustrant que de pas maîtriser les outils qui sont pourtant dédiés aux utilisateurs finaux. En effet, les entités métiers ont bien souvent du mal à construire leurs propres rapports et estiment que les outils ne sont pas assez « users frendly ». Pourtant des formations existent mais malheureusement dans la Business Intelligence rares sont les utilisateurs qui font du reporting à longueur de journée, ce qui ne favorise pas la pratique et l’assimilation de ces outils.
- Performance :
Dernière remarque criante, les outils de BI classique ne sont pas adaptés à la masse d’information que les utilisateurs souhaiteraient analyser. Nombreux sont ceux qui estiment que la BI fait perdre beaucoup de temps alors que l’objectif de la BI est pourtant bien d’adresser les bonnes informations, aux bons moments pour permettre aux managers d’analyser ces chiffres clés.
Ainsi, la BI classique a généré des utilisateurs frustrés, de la perte de temps dans la chaine d’analyse et de prise de décision et surtout elle a généré un rejet de ces projets. Les utilisateurs se sont ainsi retournés vers la production de tableaux de bord via leur tableur préféré (« Excel ») pour garder cette autonomie, cette réactivité et cette flexibilité.
Face à ce constat, Devoteam adresse une offre dédiée pour répondre à l’agilité des projets décisionnels et surtout accompagne ses clients sur la mise en place de projets décisionnels rapides, innovants tout en apportant de la réactivité et de l’autonomie aux utilisateurs clés. Notre méthodologie est basée est 6 étapes.
Rendez-vous dans quelques semaines pour découvrir ses 6 étapes et plus précisément le contenu de ses étapes.
Hackito Ergo Sum 2012 – Jour 3
Posted by David Bigot in All categories, Security on April 17th, 2012
Keynote #3 – Marc “van Hauser” Heuse
Marc est connu pour le développement d’outils comme THC Hydra ainsi que pour son travail sur l’IPv6.
Jonathan Brossard introduit la conférence en le remerciant chaleureusement d’être revenu après le manque de qualité de son hébergement de l’année précédente. Il s’est également excusé de lui avoir donné un aussi mauvais horaire de présentation, la fête du soir précédent ayant entraîné des pannes de réveil. Ce à quoi Marc a tout simplement répondu qu’il prenait l’horaire comme un compliment “Only you can bring the guys so early after the party!”.
Bien qu’étant connu comme un bon technicien, Marc nous annonce avec humour qu’en prenant de l’âge, il n’a plus le temps ni l’énergie pour la technique, c’est pourquoi il a commencé à faire des Keynotes.
Pour cette Keynote, il nous retrace le parcours qui l’a amené à la sécurité informatique. Tout d’abord, attiré par les mathématiques, il s’en est désintéressé quand il a remarqué que la plupart des bons mathématiciens finissaient par travailler dans des secteurs militaires comme la balistique. C’est pourquoi il s’est tourné vers l’informatique, car il se refuse à participer à des projets qui nuisent à d’autres personnes.
Après une légère digression pour nous expliquer que maintenant les ordinateurs sont partout, de nos téléphones à des éléments de santé, comme une pompe à insuline Bluetooth en passant par des réfrigérateurs et des voitures connectés, Marc explique que, finalement, les meilleurs informaticiens -tout comme les mathématiciens- intéressent principalement les militaires et les services secrets.
L’objectif de ce cheminement était de nous faire prendre conscience que les « cyberguerres » deviennent de plus en plus des armes dans les guerres traditionnelles. Devant cet état de fait, il est important de connaître tous les tenants et aboutissants des analyses qui peuvent nous amener à créer des exploits qui pourraient servir dans une guerre, car une fois les choix faits, il faut vivre avec.
Enfin, il conclut par : “Open your eyes and choose wisely”.
Recent Advances in IPv6 Security – Fernando Gont
Marc, le speaker de la présentation précédente, se charge de l’introduction de Fernando en expliquant que depuis quelques années, il se charge de réaliser des attaques sur l’IPv6 tandis que Marc s’occupe de sécuriser les différents aspects du protocole.
Après cette inhabituelle introduction, Fernando commence sa présentation par les constats suivants : peu de personnes travaillent sur l’IPv6, le plus gros du travail la concernant reste donc à faire.
Ensuite, Fernando nous propose trois options possibles quant aux vulnérabilités en général. En premier lieu, il y a la politique de l’autruche, ensuite il est toujours possible de se pendre et, finalement, on peut quand même se prémunir contre les attaques. Fernando ayant choisi la troisième option, il commence par nous présenter les différentes vulnérabilités découvertes dans le protocole ou dans les différentes implémentations.
La première vulnérabilité présentée concerne les adresses IPv6, plus précisément les 64 derniers bits correspondant à l’identifiant de la machine. En effet, dans la RFC originale, ces 64 bits correspondaient à l’adresse MAC. Cette méthode avait l’avantage de permettre d’obtenir facilement une adresse IPv6 unique, mais cela contribue à réduire la complexité des scans à celle du scan d’une classe A en IPv4. D’autre part, si une machine change de réseau, son identifiant d’interface ne change pas. La solution au problème, soumise par Fernando, est d’utiliser une fonction de « Hashage » prenant en paramètre le préfixe, l’adresse MAC, un identifiant de réseau et un secret. Cette solution protège contre le scanning et rend le tracking plus complexe.
Parmi les vulnérabilités présentées, on peut trouver : les implémentations de la fragmentation qui sont prédictibles et permettent de réaliser de l’Idle scan, la gestion de l’Overlapping, la gestion des fragments atomiques…
Fernando aborde ensuite le sujet des firewalls et nous explique qu’ils sont actuellement inefficaces à cause de la fragmentation qui ne leur permet pas d’avoir un header complet, c’est pourquoi la non fragmentation des headers est en cours d’étude.
D’autre part, le manque de maîtrise de l’IPv6 a permis l’élaboration par THC d’un outil qui envoie des paquets avec des options inexistantes et utilise les retours d’erreurs pour réaliser un scan très efficace.
Pour conclure, le niveau de sécurité de l’IPv6 est équivalent à celui de l’IPv4 il y a 30 ans et certains constructeurs s’en préoccupent peu. Ce manque de considération rend très lente la publication de RFC. « Pour publier des RFC, il faut avoir des enfants qui prendront le relai… ».
Decomposing the Network to perform Attack Planning under Uncertainty – Carlos Sarraute
Dès la présentation très brève de son curriculum vitae, nous savons que nous allons avoir droit à une présentation technique portée sur l’application des mathématiques à la planification des attaques. En effet, Carlos Sarraute possède en plus de son PhD en Ingénierie Informatique, un Master of Science en mathématiques pures.
Cependant, Carlos décide de commencer son exposé en nous rappelant certaines bases et certaines terminologies afin que nous soyons sur la même longueur d’onde pendant toute sa présentation. Qu’est-ce que le pentest ? Quels sont les outils actuels utilisés ? Comment procède-t-on ? Ce sont des questions sur lesquelles il donnera son point de vue, en l’illustrant d’un cas d’attaque assez simple.
Nous entrons ensuite dans le vif du sujet : que peut-on mesurer lors d’un pentest ? Et comment utiliser ces mesures/ces statistiques, pour mieux préparer/planifier nos pentests ?
Le temps moyen, la probabilité de succès, le trafic généré, l’interaction utilisateur, sont autant de facteurs que l’on peut prendre en compte pour établir des statistiques sur nos pentests. En effet, il est logique de choisir un exploit donnant un résultat positif à 80% en 4 secondes, qu’un exploit ne donnant que 70% de succès en deux fois plus de temps. Cependant, comment réagir lorsque cette logique n’est pas aussi simple, que faire ? Que choisir ?
La partie technique fait son entrée. Carlos nous explique que grâce aux récoltes d’informations, et à la mise en place des statistiques, suite aux tests réalisés par plus de 700 machines virtuelles sur tout type d’OS, version, matériel, etc., il est possible d’établir un plan de pentest ayant les plus fortes probabilités de réussir suivant les parties que l’on veut tester, et ce, suivant les résultats obtenus, grâce à quelques formules de math bien senties.
Son framework permettrait donc d’établir un arbre non déterministe d’actions à effectuer sur la machine afin d’éprouver les parties souhaitées, en utilisant pour y parvenir les exploits les mieux adaptés. Cela permet d’effectuer un travail générique ajusté à la machine attaquée tout en gardant une optimisation des tests effectués.
Modern Webapp Hacking or how to kill a Bounty Program – Itzhak (Zuk) Avraham & Nir Goldshlager
Itzhak Avraham et Nir Goldshlager se présentent comme des chasseurs de bugs. Le programme de « chasseur de bugs », organisé par certaines grandes entreprises, encourage et récompense les personnes qui identifient les bugs inconnus dans leurs logiciels. Ce programme est un des moyens proposés pour sécuriser les logiciels.
Avant de décrire leurs exploits, les speakers expliquent leur motivation pour chasser les bugs chez Facebook ou encore Google. Il est question d’argent et de gloire, mais plus de gloire précisent-ils, car les récompenses pour les bugs ne permettent pas de gagner des fortunes.
Le premier programme a été lancé en 1995 par la société Netscape. Google et Facebook s’y sont lancés en 2010 et 2011 respectivement.
La méthode des chasseurs de bugs consiste à consulter régulièrement les blogs à la recherche de nouvelles vulnérabilités et de tester les nouvelles fonctionnalités mises en place dans les applications.
Les speakers nous présentent certains de leurs exploits sur les applications de Google.
La fonction de suppression de calendrier Google était vulnérable à une injection XSS. S’il était possible de supprimer son propre calendrier, il fallait rejouer l’attaque par un autre utilisateur. Or Google ne demande aucune confirmation à l’utilisateur lorsque quelqu’un partage avec lui son calendrier. La solution était de partager son calendrier avec la victime, qui allait supprimer le calendrier en trop, tout en exécutant l’injection XSS sur son poste.
Une autre vulnérabilité décrite était similaire à la précédente, elle a été retrouvée dans l’application Google Friend. L’attaquant envoie à la victime une invitation, se faisant passer par une « jeune et jolie dame » afin d’avoir plus de chance de se faire accepter. Le but était ensuite de faire supprimer par la victime son profil de la liste des amis. L’attaquant allait changer son nom, par exemple, par «AAAAAA…AAAAAAAA »<XSS>. Lorsque la victime supprime le compte, l’injection s’active sur son poste.
Un autre bug a été retrouvé dans Google Analytics : un attaquant pouvait envoyer un code XSS à l’administrateur via une URL. L’administrateur de Google pouvait recevoir l’information sur l’erreur produite sur l’application avec l’URL de la page contenant le code malveillant. Cette technique permettait de voler les identifiants de l’administrateur lors de sa connexion.
D’autres exemples ont été présentés : vulnérabilités permettant d’accéder au contenu protégé des utilisateurs de Google Knol via la fonctionnalité de traduction de Google ; ou encore des vulnérabilités sur le site Blogger permettant à un attaquant de devenir administrateur de blogs en modifiant tout simplement l’ID de l’utilisateur dans les requêtes.
Les speakers ont démontré comment des techniques basiques, telles qu’une injection XSS, permettent une élévation de privilèges et accès à des données d’autres utilisateurs et comment leur travail contribue à la sécurité des applications utilisées quotidiennement par des millions de personnes.
Easy Local Windows Kernel Exploitation – Cesar Cerrudo
Tout est dans le dans le titre, en effet le mot “Easy” résume bien l’objectif de la présentation de Cesar Cerrudo. Ce dernier a mis en évidence différentes techniques d’exploitation « simples » visant une élévation de privilèges au niveau des systèmes Windows.
Cesar Cerrudo part de la constatation suivante : l’exploitation Windows reste un « art obscure » et la majorité des codes d’exploitation publiés ne sont pas fiables.
S’ajoutent à cette constatation diverses contraintes rendant l’exploitation encore plus complexe. En effet, lors de l’élaboration d’un “exploit” au niveau du noyau Windows, une erreur d’adresse peut générer des erreurs lourdes et impossibles à analyser.
Les travaux de Cesar Cerrudo s’inspirent essentiellement du papier de “J00ru : GDT and LDT In Windows Kernel”. Ce dernier met en évidence une API Windows permettant de faciliter le processus d’exploitation en mode noyau. Cette API (NtQuerySystemInformation) permet de récupérer l’adresse de la structure KPROCESS et retourne la structure suivante :
| struct_SYSTEM_HANDLE_TABLE_ENTRY_INFO {
USHORT ProcessId …. PVOID Object // Kernel address } |
Une fois les informations sur le noyau Windows obtenues, que peut-on effectuer comme action permettant une élévation de privilèges ? Cesar Cerrudo nous propose ainsi de :
- Supprimer les ACL sur un objet (processus, thread…) Windows ;
- Positionner un privilège quelconque sur un jeton d’un objet Windows ;
- Remplacer le jeton d’un processus.
À ce stade, Cesar Cerrudo nous indique que généralement les attaquants sont toujours à la recherche d’un shell système alors que les actions listées ci-dessus sont facilement réalisables, une fois la faille identifiée. Cela est dû essentiellement au nombre d’instructions machines minimes nécessaires à l’exécution des actions ci-dessus. Ensuite, Cesar Cerrudo nous a détaillé chacune des techniques en présentant à chaque fois un mode opératoire. Il est ainsi possible de citer :
Manipulation des ACL sur les objets Windows :
La structure utilisée dans ce cas est la suivante :
| kd> dt nt!_Object_HEADER
0×000 PoinbterCount : INT 4B ….. 0×014 SecurityDescriptor : ptr32 (informations sur les ACL, si ce paramètre pointe vers “NULL”, l’objet se trouve démuni de ses ACL). 0×018 Body |
L’algorithme d’exploitation se décline comme suit :
- Récupérer l’adresse noyau de l’objet cible (processus, thread,…) en utilisant l’API NtQuerySystemInformation ;
- Écrire la valeur NULL à l’adresse [Adresse de l'objet cible -0x14] ;
- Manipuler l’objet cible.
Manipulation des privilèges des jetons (Windows >Vista) :
La structure utilisée dans ce cas est la suivante :
| Typdef struct_TOKEN
{ typedef struct_SEP_TOKEN_PRIVILEGES { UINT64 Present UINT64 ENABLED; … |
Dans ce cas, le code d’exploitation devra écrire des “1111″ dans le champ “ENABLED” de la structure ci-dessus.
Manipulation des privilèges des jetons (Windows XP et Windows 2003) :
| kd>dt_TOKEN
+0×000 TokenSource : _TOKEN_SOURCE +0×010 TokenId : _LUID …
|
Les différents privilèges offerts par Windows :
- Déboguer les programmes ;
- “Take ownership” ;
- Restaurer les fichiers et les répertoires ;
Dépersonnaliser un client après l’authentification ;
- Charger les pilotes ;
- Créer un objet de type jeton ;
- Agir comme une partie du système d’exploitation.
Ainsi, l’algorithme d’exploitation se décline comme suit :
- Récupérer le jeton primaire d’un processus, puis récupérer son adresse au niveau du noyau en utilisant l’API NtquerySystemInformation ;
- Écrire la valeur 0xFFFFFFFF (ou la valeur souhaitée correspondant à un privilège spécifique) à l’offset 0×48 (ou 0×14 pour Win XP).
Pour illustrer cette technique, Cesar Cerrudo nous a présenté une démonstration en se basant sur l’exploit de Tarjei Mandt.
Manipulation du jeton primaire d’un processus :
La structure utilisée dans ce cas est la suivante :
| Typdef struct_EPROCESS (Win 7)
{ Struct_EX_FAST_REF Token; kd>dt nt!_Object_HEADER +x000 PointerCont : Int4B |
Le but, cette fois-ci, est de remplacer le jeton primaire d’un objet par celui d’un processus ayant l’identité system en « hookant » l’appel de l’API NtOpenThreadToken et appelant la fonction MsiInstallProduct.
Pour conclure, Cesar Cerrudo nous rappelle que l’utilisation de l’API NtQuerySystemInformation rend l’exploitation de vulnérabilités Windows plus facile.
À mon avis, l’auditoire a apprécié cette conférence étant donné son niveau technique et l’habilité de Cesar Cerrudo à faire passer ses idées clairement et simplement.
Yo Dawg, I Heard You Like Reversing… – Aaron Portnoy, Brandon Edwards
L’équipe de ZDI nous a impressionnés encore une fois par sa maîtrise du sujet de la rétro-ingénierie et son innovation dans ce domaine.
Cette présentation avait pour but de présenter l’outil IDA ToolBag. Le besoin de développer cette suite d’outils a été exprimé par l’équipe ZDI après avoir identifié plusieurs limitations concernant IDA.
Au vu de la nature des tâches que ZDI réalise tous les jours (analyse de binaire, identification de vulnérabilités), il s’avère que les fonctionnalités offertes ne satisfont pas leurs besoins d’automatisation, d’analyse et de collaboration.
IDA ToolBag améliore plusieurs aspects de l’outil de base IDA Pro. En effet, la suite IDA ToolBag offre des modules traitant le stockage des données d’analyse, recherche, collaboration et navigation.
Une démonstration nous a été présentée en deuxième partie de la conférence. Cela nous a permis de voir la puissance de l’outil en traitant des cas réels.
Pour ceux qui veulent obtenir l’outil, il suffit d’envoyer un mail aux auteurs : http://thunkers.net/~deft/code/toolbag/.
Wargame Debriefing – Steven Van Acker
Le présentateur Steven Van Acker monte sur scène pour effectuer un débriefing de la Wargame ayant eu lieu à la HES 2012, c’est lui qui prépare les challenges pour la Hackito depuis 3 ans.
Steven commence sa présentation par l’histoire des Wargames. La première mention de ce jeu (Kriegsspiel) date du XIXème siècle lors de la guerre entre la France et la Prusse. Depuis, le Wargame est devenu de plus en plus populaire et est utilisé aujourd’hui dans des domaines très variés. Par exemple, son principe est utilisé lors des exercices incendie.
Dans le monde hacking, il existe différents types de Wargame : contre un vrai adversaire ou un ordinateur, online ou offline, en attaque, en défense ou en observation, etc.
Steven Van Acker fait son doctorat à l’Université de Leuven en Belgique et a dû démontrer récemment à ses professeurs la nécessité et les vertus du Wargame. Selon lui, ces jeux permettent d’apprendre les techniques d’attaques, mais également les moyens de résister à ces attaques, préparer les plans de sécurisation des systèmes et de reprise d’activité, etc. Le jeu permet aux joueurs d’acquérir une expertise dans le domaine de la sécurité. Or l’expertise attire les clients et les clients sont prêts à payer pour les prestations des experts.
Il présente les différents Wargames (online : Overthewire.org, Smashthestack.org, Hackthissite.org, Exploit-execises.com ; CTF : iCTF, OpenCTF, etc.) avant d’aborder le sujet du challenge de HES 2012, Monxla. Il donne un petit aperçu du jeu. L’agent, c’est vous. Le but est de faire tomber une famille criminelle Nasenko. Il faut exploiter des vulnérabilités de type XSS et injection SQL sur deux applications Web, faire un peu de stéganographie, contourner l’authentification de VNC, etc.
En conclusion, Steven nous incite à jouer plus aux Wargames et de ne pas avoir peur des échecs, car, selon lui, ce sont eux qui nous font avancer.
Table ronde sur le thème “Vente des exploits”
Animateurs : Organisateur de la HES : Jonathan Brossard et Matthieu Suiche, Fyodor Yarochkin, Cesar Cerrudo, Marc “van Hauser” Heuse, Eric Freyssinet, Rodrigo Branco, Emerson Tan
Le thème de la table ronde tournait autour des enjeux de la divulgation des exploits 0-day aux organismes judiciaires ou au marchandage de ces derniers. Dans l’ensemble, les questions ont trouvé des réponses claires de la part des participants présents.
D’après certains, il n’y aurait pas de marché noir d’exploits 0-day. La plupart des « chercheurs » ne recherchent pas le profit, mais plutôt la mise en avant du fait que les produits du marché ne seront jamais fiables à 100%, et aussi la reconnaissance.
Les opinions des hackers et des responsables de l’ordre se rejoignent sur l’éthique de telles découvertes. Si un chercheur bien intentionné cherche des failles 0-day, afin de faire avancer la sécurité du produit testé, cela est tout à fait louable et bienvenu. Cependant, si c’est dans le but de faire un quelconque profit, ou de l’utiliser à des fins litigieuses, ces recherches peuvent être sujet à des poursuites.
Cependant, certains chercheurs ont mis en avant que les entreprises ne réagissent pas assez vite à ces découvertes, surtout si elles sont les seules averties. Il est donc coutumier pour ces chercheurs de faire le buzz sur Internet afin de presser ces compagnies à publier les patchs, ou les mises à jour adéquates.
Comme chaque table ronde, la discussion et les réponses des participants peuvent être sujet à débat. Mais il était important d’avoir l’avis de certaines personnalités du monde de la sécurité IT moins traditionnel que celui des entreprises de sécurité informatique.
Auteurs du billet : Romain Leonard, Benjamin Guillet, Mouad Abouhali, Gulzhan Zhussipaliyeva et relu par Isabelle Feetz
Hackito Ergo Sum 2012 – Jour 2
Posted by David Bigot in All categories, Security on April 17th, 2012
Keynote #2 – Fuodir Yarochkin (@fygrave)
Au cours de ce keynotes, Fyodor Yarochkin a présenté l’évolution de la cybercriminalité.
Les chercheurs en sécurité se concentrent généralement sur la recherche de nouvelles vulnérabilités ou sur l’implémentation de nouveaux moyens de sécurisation. La cybercriminalité, quant à elle, utilise généralement des vulnérabilités basiques et l’ingénierie sociale, qui sont bien plus complexes à corriger !
Les cybercriminels se concentrent sur deux points :
- Effectuer des micro-transactions. En effet, une entreprise qui se fait dérober 200 000euros a de bonnes chances d’entamer des poursuites ; par contre, 200 000 personnes qui se font dérober un euro n’entameront pas nécessairement de poursuites. Dans les deux cas, les fraudeurs récupèrent 200 000 Euros ;
- Diffuser leurs applications malveillantes dans un périmètre donné (grâce à la géo-localisation). Cette localisation permettra aux fraudeurs d’utiliser des systèmes financiers particuliers. Par exemple, dans certains pays (Kenya, Russie, Inde, etc.), il est possible d’utiliser son crédit téléphonique comme moyen de paiement : on peut le transférer et le convertir en argent. La localisation permet de s’ingérer dans des économies souterraines, à l’abri des services anti-blanchiment.
La conférence s’est terminée par la présentation du projet “know your internets” dont l’objectif est de pouvoir déterminer le niveau d’exposition à une vulnérabilité, à un instant donné, pour une région donnée (ex. : diffusion d’un faux antivirus sur le territoire de Taïwan). Pour cela, le projet est basé sur la combinaison de différentes notions déjà existantes (scan de ports, serveurs et clients « pots de miel », etc.).
Hacking the NFC credit cards for fun and debit Renaud Lifchitz
Le paiement sans contact a été conçu pour les paiements de tous les jours, il ne nécessite ni code Pin, ni d’insertion de carte dans un quelconque terminal. Il permet de faire des paiements de moins de 20 euros et ce, 4 fois d’affilé, sans avoir à réutiliser son code Pin. Poussées par la Visa Paywave et la Mastercard Paypass, 10 Millions de cartes sont déjà disponibles sur le marché américain. En France, pour le moment, 100 000 seulement sont en circulation. Le but d’une telle technologie est de rendre les paiements plus faciles. Ainsi, une étude canadienne montre qu’il y a 25% de dépense en plus lorsque la technologie NFC est disponible.
D’un point de vue technique, ces cartes de paiement sont basées sur le standard EMV (Europay MasterCard and Visa) et la norme ISO 7816 (Protocol commands and cards storage layout). Les données sont encodées en BER TLV et le stockage des données se fait à la manière d’un véritable « file system » (Master Fodler, Directory, File).
À l’heure actuelle, en France, le seul terminal NFC répandu est le pass Navigo. Celui-ci ne détient aucune information personnelle, la discussion entre le pass et le terminal est chiffrée et l’authentification du pass est de qualité grâce à une signature digitale.
Il est donc très difficile de réaliser un faux pass Navigo. Qu’en est-il des cartes de paiement ?
Elles peuvent être aisément falsifiées. En effet, la carte possède des informations personnelles, il n’y ni authentification, ni chiffrement de la transaction. Quelles sont donc les données que l’on peut extraire à distance ? On récupérera facilement sur cette carte : le nom et le sexe du propriétaire, le numéro de la carte, la date d’expiration, les données contenues sur la piste magnétique ainsi que l’historique des transactions. Les risques inhérents sont donc : la lecture d’informations privées, le paiement sur des sites d’e-commerce par une tierce personne, la création de fausses cartes grâce aux informations contenues dans la piste magnétique (très facilement utilisable aux États-Unis) ainsi que la filature d’une personne.
Comment réalise-t-on une attaque ? Lorsque le terminal de paiement communique avec la carte, il envoie un paquet de norme ISO 7816-4, ce paquet prend la forme suivante :
- Class : permet de sélectionner l’application qui va être utilisée ;
- Instruction : Lire ou Écrire ;- Paramètres ;- Longueur ;
- Champ de données ;
- Longueur de la réponse attendue.
Pour réaliser une attaque, il suffit de « réveiller » les cartes NFC spécifiques à distance et d’envoyer un paquet de lecture des informations en utilisant l’application « Paiement ». Pour récupérer l’application ID, il suffit de lire un ticket de caisse : il est écrit en clair et non tronqué sur chaque ticket de carte bleue. Ensuite, il suffit de lire la réponse de la carte.

R. Lifchitz explique donc qu’avec un simple dongle NFC, il peut récupérer toutes les informations listées plus haut. Il fait ensuite une démonstration, tout d’abord avec son ordinateur, puis avec un téléphone compatible NFC (Nexus S, Galaxy S II …). Voici ce qui ressort de sa démonstration :
Les limites de cette attaque : la distance est le premier rempart d’une telle attaque. En effet la norme NFC stipule qu’il faut entre 3 et 5 cm entre la carte et le terminal. Cependant, R.Lifchitz dit qu’il pourrait arriver à des distances de 15 m grâce à un transmetteur radio et une antenne télescopique.
En conclusion, le standard EMV est mal désigné et mérite d’être totalement revu.
Secure Password Managers and Military-Grade Encryption on Smartphones: Oh Really? Andrey Belenko, Dimitry Sklyarov
Andrey et Dimitry ont présenté les résultats de l’analyse sécurité d’applications de “gestion de mots de passe sécurisée.
L’étude a principalement porté sur des applications iOS gratuites et payantes (une quinzaine environ). Trois applications disponibles sur BlackBerry ont complété le panel.
L’analyse a porté sur la sécurité de la base de données de l’application une fois qu’un attaquant a obtenu son accès.
Les méthodes permettant de récupérer cette base ont été présentées elles sont au nombre de trois : via un accès physique au terminal, via un accès à distance (SSH sur un iPhone « jailbreaké ») ou via l’accès à la sauvegarde.
Il ressort de cette étude que :
- Les applications payantes ne sont pas meilleures que les applications gratuites ;
- Certaines applications ne protègent pas les mots de passe stockés ;
- D’autres chiffrent les mots de passe, mais ne protègent pas le mot de passe principal (master key) ;
- Certaines utilisent mal les fonctionnalités de protection intégrées à iOS, en déposant le master password dans un champ non chiffré de la keychain (uniquement sous iOS4, sous iOS 5, tous les champs du keychain sont chiffrés) ;
- Pour la plupart des applications testées, il est nécessaire d’utiliser un mot de passe principal de plus de 10 chiffres (15 pour les plus mauvaises !) pour résister plus de 24h à un Brute Force. Par contre, il semble qu’aucun des tableaux récapitulatifs n’indique si les applications autorisent des mots de passe plus complexes (caractères alphanumériques et spéciaux).
Le dernier constat est lié au fait que la plupart des attaques sont réalisées sur un ordinateur, avec une puissance de calcul (CPU et GPU) sans comparaison avec la puissance CPU disponible sur un Smartphone. Ainsi, pour des questions d’ergonomie, l’algorithme de transformation du mot de passe en clé ne peut pas être très complexe, avec un nombre d’itérations faible, rendant les attaques par Brute Force sur ordinateur très efficaces.
De surcroît, la saisie du mot de passe sur un clavier de Smartphone est moins aisée que sur ordinateur, les mots de passe sont souvent moins complexes et plus courts, ce qui est très certainement la raison de l’utilisation d’un code PIN pour la plupart des applications.
Un parallèle a été effectué avec le mécanisme de protection intégré à iOS. L’étude montre qu’il est bien plus sûr pour protéger les données que la meilleure des applications testées.
Il est dommage que cette analyse n’ait pas pris en compte une application se basant sur Keepass. Par défaut, le nombre d’itérations lors de la dérivation de la clé semble équivalent aux meilleures applications testées. De plus, ce nombre est modifiable, permettant de rendre plus difficile les opérations de Brute Force. Il aurait également été intéressant d’avoir une analyse de l’utilisation conjointe d’un mot de passe et d’un fichier clé et d’indiquer si l’utilisation de cette authentification pouvait rendre plus difficile l’attaque par Brute Force.
All your calls are still belong to us – How we compromised the Cisco VoIP Crytpo Ecosystem – Enno Rey & Daniel Mende
Enno démarre la présentation en rappelant les 7 principes de sécurité : le contrôle d’accès, l’isolation, la restriction, le chiffrement, la protection de l’entité, le management de la sécurité et la visibilité.
Enno et Daniel ont présenté les résultats de pentest durant lesquels le réseau de téléphonie sur IP (VoIP) a été compromis, car un de ces 7 principes n’a pas été respecté (exploitation de MS08-67, utilisation du même mot de passe sur plusieurs équipements, exploitation de backdoor, absence de contrôle d’accès, …).
Les orateurs estiment que lorsqu’il s’agit de VoIP, personne ne se sent responsable de la sécurité de ces éléments.
Les orateurs présentent le fonctionnement du chiffrement de la VoIP sur des équipements Cisco. En particulier, ils montrent que les IP Phones Cisco peuvent utiliser deux types de certificats :
- Les MIC (Manifacturing Installed Certificates) – certificats par défaut ;
- Les LSC (Lically Significant Certificate).
Le dongle CTL (Certificate Trust List) contient, entre autres, le certificat racine de la chaîne de confiance, permettant de signer les certificats des IP Phones Cisco.
Lorsqu’un téléphone démarre, il contacte le CUCM via le protocole TFTP, et ils échangent leurs certificats respectifs, si le téléphone en possède un. Si ce n’est pas le cas, le téléphone récupère une partie seulement de la configuration. Le CUCM demande alors au téléphone de générer un certificat et l’envoie au CAPF pour signature. Le téléphone récupère alors le certificat signé, l’installe et redémarre
Au redémarrage suivant, le téléphone vérifie les mises à jour du CTL, et si un nouveau CTL est mis en place, le téléphone devrait rejeter le nouveau CTL, si celui-ci n’est pas signé par l’ancien CTL. Cependant, de nombreux téléphones acceptent finalement le nouveau CTL comme certificat racine.
Un attaquant peut profiter de ce fonctionnement. Il doit effectuer une attaque par Homme du Milieu entre le téléphone et le CUCM, fournir un service TFTP et forcer le téléphone victime à redémarrer. Cette dernière opération est relativement facile à effectuer, car les téléphones sont vulnérables à des attaques par SYN flooding, même sur des ports fermés. Lorsque le téléphone redémarre, l’attaquant lui fournit un faux certificat. Même si celui-ci n’est pas signé par le CTL original, il sera finalement accepté par le téléphone. L’attaquant fournit alors un fichier de configuration forçant le téléphone à regénérer un nouveau certificat afin d’être à même de déchiffrer la conversation.
Les orateurs démontrent la possibilité de cette attaque en utilisant un outil qu’ils ont développé : ctl_proxy.py. Cet outil sera disponible sur http://www.ernw.de/content/e6/e180/index_eng.html.
The System of Automatic Searching for Vulnerabilities (SASV) – How to use taint analysis to find vulnerabilities – Nikita Tarakanov
Nikita présente une approche permettant la découverte de vulnérabilités dans les applications binaires, basée sur de la « taint analysis ».
Dans un premier temps, une analyse statique de code est effectuée, avec IDA et des plugins dédiés, afin de découvrir :
- les fonctions dangereuses (strcpy par exemple) ;
- les appels indirects aux fonctions (par exemple, les vtables) ;
- les appels à la fonction « malloc ».
Une fois les chemins dangereux identifiés, une « taint analysis », permettant de trouver les chemins empruntés par les données contrôlées par les utilisateurs et passant par les fonctions dangereuses, est effectuée. À cette fin, TEMU, un traceur basé sur QEMU, est utilisé. Cet outil fournit une API permettant d’ « unpacker » les binaires et la découverte automatique de vulnérabilités. Les résultats de TEMU sont convertis en un langage intermédiaire (IL) interprété par Vine. Des assertions dans ce langage sont insérées afin de découvrir des redirections dans le code et permettre finalement de générer du code IL alternatif.
La technique SASV (System of Automatic Searching for Vulnerability) a une bonne couverture, permettant a minima de couvrir tout le code dangereux.
Cependant, cette analyse peut prendre énormément de temps et « planter ». Les problèmes de performance étant principalement dus à TEMU, une solution serait de le pousser au niveau hyperviseur (ring -1), mais ceci n’est pas encore implémenté.
Nikita indique que les traces générées par TEMU peuvent être excessivement larges. Par exemple, les fichiers contenant les traces « taintées », générées par l’ouverture d’une page HTML grâce à Internet Explorer 6, peuvent atteindre 2Gb. Un fichier contenant les traces « taintées » de l’analyse d’un PDF vérolé peuvent atteindre 100Gb !
Nikita présente un cas concret d’utilisation de SASV : l’étude de vulnérabilité sur les drivers d’antivirus. Il indique qu’il a effectué l’analyse d’une quarantaine d’entre eux. Ceci n’aurait pas été possible sans ce niveau d’automatisation. Le vecteur d’attaque utilisé est le driver DeviceIoControl, permettant de passer du « userland » (ring 3) au « kerenl land » (ring 0). Une liste de données est automatiquement « taintée », et seul le code du driver est tracé, pour des raisons de performance. Grâce à cette étude, Nikita a pu, par exemple, identifier plusieurs vulnérabilités, dont deux affectant le driver tmti.sys de Trend Micro. L’une est due, entre autres, à une taille de pool insuffisamment vérifiée et l’autre concerne une “nullification” d’un buffer supérieure à la taille allouée.
Nikita indique que de nombreuses vulnérabilités existent dans des drivers signés par Microsoft. Cependant, cette technique n’est pas applicable en l’état au driver système win32.sys, car un système de « watchdog » lève une exception lorsque trop de temps est passé dans l’exécution du code de ce driver. La génération de traces étant très longue, cette exception est systématiquement levée.
D’autres mécanismes bloquant pour cette technique existent, tels que la vérification au niveau des antivirus sur la provenance du code exécutant le code : par exemple, certains antivirus s’assurent que sur certains chemins critiques, le code précédemment exécuté n’est pas du code « userland ». Ce mécanisme s’avère particulièrement efficace pour empêcher les élévations de privilèges locales.
TBD (Android Exploitation) – Georg Wicherski
L’exploitation de failles dans WebKit, le framework KHTML utilisé notamment par le navigateur Android, est présentée. Le problème principal est que l’allocation de mémoire se fait très souvent. Il faudra donc souvent « désallouer » de la mémoire. Le problème intervient donc car le comportement de la délocation est très prévisible.
Le RenderTree est rempli de bugs, seulement ils ne sont pas considérés comme des problèmes de sécurité mais comme des crashs dus à l’instabilité de l’application : ils ne sont donc pas bien maintenus et restent très exploitables. On peut donc créer des crashs volontairement afin de libérer de la mémoire. Les adresses de la mémoire libérée sont prévisibles et on va donc pouvoir y insérer des objets C++.
Georg nous fait ensuite une démonstration de cette exploitation. Il fait crasher son navigateur puis insère des objets dans la mémoire libérée, grâce à un dump de la mémoire. Il nous convainc facilement de la validité de son exploit.
Table ronde – How do you manage yours « hacker » profiles ?
Animateurs : Jonathan Brossard et Cédric Blancher
Participants : Cesar Cerrudo, Renaud Liftchitz, Philippe Humeau
Cette table ronde a porté sur la gestion des profils “hackers”, les moyens qu’ont et qu’utilisent les intervenants pour les attirer, choisir les bons profils et les garder.
Les intervenants ont chacun présenté leur point de vue qui se rejoint sur de nombreux points. Par exemple, ils partagent l’idée que l’environnement et l’ambiance au sein de l’équipe sont très importants, tout comme les missions.
Un des points de désaccord entre les intervenants était la possibilité ou non d’engager une personne ayant un passé de black-hat. Un des intervenants était contre, car il ne pouvait pas avoir confiance en cette personne. De plus, il faut faire très attention de ne pas embaucher une personne ayant peu d’éthique et qui aura ensuite accès à toutes les ressources de l’équipe (outils, ressources, rapports de tous les clients, etc.) Pour d’autres intervenants, le discours est à nuancer. De nombreux jeunes peuvent réaliser des actions illégales, et puis changer par la suite.
Lors de la séance de questions/réponses, le débat a dévié sur d’autres sujets, notamment sur la réponse à donner à un client qui demanderait la réalisation de tests illégaux. Les intervenants ayant répondu ont été unanimes sur le sujet, avec un refus catégorique pour des raisons légales et éthiques.
Au final, cette conférence était intéressante pour les managers d’équipes, afin de puiser des idées, même si rien de révolutionnaire n’a été présenté. C’était aussi une vitrine pour les intervenants qui leur a permis de mettre en valeur leurs méthodes de management devant de potentielles recrues.
Préparation du workshop ingénierie sociale – Matias Brutti (@FreedomCoder)
Les présentations de la journée se sont soldées par une introduction à l’ingénierie sociale. L’intervenant, qui a aussi animé le workshop du samedi, nous a présenté l’ingénierie sociale et ses différents types.
Il a ensuite détaillé les différentes étapes qui sont : la récolte passive d’informations, le développement de la stratégie, la récolte active d’informations, la phase d’attaque et l’exploitation.
Matias Brutti a largement insisté sur ce qui fait l’essentiel de l’ingénierie sociale : avoir un bon mensonge et arriver à le vendre en évitant de tomber dans le cliché du scam nigérian !
La conférence s’est achevée avec la présentation d’outils permettant d’automatiser les tâches de récolte d’informations et d’exploitation.
Auteurs du post : Maxime Walter, Geoffrey Bertoli, Nicolas Biscos, Antoine Cervoise ; relu par Isabelle Feetz
Hackito Ergo Sum 2012 – Jour 1
Posted by David Bigot in All categories, Security on April 17th, 2012
Hier, la troisième édition de la conférence Hackito Ergo Sum a été officiellement ouverte par Philippe Langlois qui a souhaité à tout le monde la bienvenue et a tenu à remercier les différents sponsors pour leur aide. Et il avait bien raison de le faire ! Cette année, la conférence a reçu ses orateurs et auditoire dans la magnifique salle du Parti Communiste. Mais le décor ne fait pas tout ! Il faut surtout mentionner l’hospitalité et la convivialité auxquelles les organisateurs de la Hackito nous ont habitués ces deux dernières années, ainsi que l’abondance de sujets intéressants.
Ceci étant dit, voici dans les grandes lignes comment s’est déroulée la première journée de la Hackito :
Keynote #1 – Cédric Blancher
Conformément à la tradition des années précédentes, la première journée a débuté par une courte introduction (« Keynote ») présentée par Cédric Blancher, destinée à nous plonger dans l’ambiance générale de l’événement avant de céder la place à des présentations plus techniques.
Malgré le fait qu’il a dû remplacer à la dernière minute l’orateur initialement prévu, sa présentation a délivré des messages assez clairs gravitant autour des questions suivantes :
• Qu’est-ce que le « hacking » ?
• Quelle est la relation entre la sécurité informatique et le « hacking » ?
• Quelles sont les conséquences de la médiatisation de la sécurité informatique ?
• En quoi le « hacking » est-il bénéfique pour la société ?
En résumé :
Le « hacking » est une activité visant à adapter l’existant aux besoins. Le côté pragmatique est souvent complété par l’aspect ludique de l’activité (We do it for fun !). Le « hacking » n’est pas exclusivement lié au monde informatique et pour illustrer ce propos, l’orateur a donné des exemples de « hacks » dans des domaines aussi différents que la photographie ou le parachutisme.
Paradoxalement, le fait que la “sécurité informatique” soit de plus en plus médiatisée ne signifie pas forcément que les entreprises soient plus sensibilisées ou mieux protégées. Preuve en est les derniers incidents de sécurité survenus chez Google, RSA, etc.
Une conséquence assez évidente de cette médiatisation est la multiplication des conférences de sécurité. Si, en soi, il s’agit d’une tendance plutôt positive, il ne faut pas négliger les aspects moins bénéfiques :
• Actuellement, le nombre de conférences est considérablement supérieur à celui des orateurs. Par conséquent, les sujets abordés sont souvent les mêmes ;
• Un autre point réside dans la dégradation progressive de la qualité des présentations. À titre d’exemple, le niveau technique de la Black Hat de l’année dernière lui a semblé tellement bas qu’elle sera probablement la dernière de sa vie.
Cependant, la présentation a fini sur un ton optimiste, en rappelant en quoi le « hacking » est une activité fructueuse et pourquoi elle devait continuer à exister.
Tout d’abord, le « hacking » implique « apprendre » et « comprendre », il encourage l’innovation et il permet de garder un certain équilibre entre le pouvoir des constructeurs / éditeurs et leurs clients ou encore entre les organisations gouvernementales et les citoyens.
Baseband attacks revisited – Ralf-Philipp Weinmann
Ralf-Philipp Weinmann de l’université du Luxembourg dévoile ses travaux sur la sécurité des réseaux cellulaires.
L’orateur a récupéré un système Siemens dans les sous-sols de son université, permettant de mettre en place une infrastructure 3G dans le but de tester des attaques.
Selon lui, les constructeurs des chipsets prennent au sérieux les problèmes de sécurité. En revanche, les problèmes les plus conséquents proviennent des téléphones commercialisés. En effet, les revendeurs sont réticents à mettre à jour les produits pour des raisons financières. Cette gestion de la sécurité, complexe à intégrer, laisse des failles non corrigées.
Ralf-Philipp Weinmann a démontré que les accès JTAG sont faciles à obtenir sur de nombreux téléphones, via l’utilisation de RIFF box.
Par la suite, une liste des plateformes émergeantes est donnée ainsi que les principales découvertes et chipsets déjà bien connus et décrits dans certains handbooks.
Un livre, nommé « iOS Hacker’s Handbook » écrit par Ralf-Philipp Weinmann, sortira en mai. Ce dernier traitera majoritairement des attaques Baseband.
Site Web: https://cryptolux.org/Ralf-Philipp_Weinmann
Hardware backdooring is pratical par Jonathan Brossard & Florentin Demestrescu
Jonathan Brossard commence par énoncer les informations d’usage, à savoir que les conférenciers ne sont pas des terroristes, qu’aucun Proof Of Concept (POC) ne sera ni distribué, ni disponible durant leur intervention.
Il présente également les choix qui les ont poussés à étudier les backdoors sur l’architecture X86 :
• Cette architecture est bien connue et utilisée par les gouvernements ;
• Le phénomène « backdooring » est très en vogue à l’heure actuelle, [pour preuve, une information a été publiée concernant le sujet « Chinese Capabilities for Computer Network Operations and Cyber Espionage » le 07 mars 2012.
Ce document soulève un potentiel vecteur d'attaque induit par le fait que la majorité des composants d'un ordinateur sont fabriqués en Chine. Si des backdoors sont implémentées dans le matériel commandé par les grands demandeurs mondiaux, toutes les infrastructures peuvent être vulnérables, entités civiles et militaires confondues.]
Après avoir présenté le projet Coreboot, Florentin Demestrescu nous décrit l’architecture de la carte mère sur laquelle ont porté les tests du Coreboot. Une courte démo du coreboot, via un câble PCI est réalisée, conséquence d’un souci technique sur la sortie écran de la carte mère présente. L’auditoire peut voir toutes les données envoyées sur le bus PCI.
Jonathan enchaîne sur les précédents travaux effectués sur les backdoors, il est à noter que les dernières conférences datent de 2010. Construit en 4 semaines sur une base libre (free software), « Rakshasa » peut flasher le BIOS, la carte réseau ou tout autre carte PCI, booter une charge via le réseau/wiFi/wiMax. Il permet notamment de supprimer le bit NX rendant ainsi la stack exécutable. Il peut supprimer les mises à jour CPU, la protection anti-SMM, mais également désactiver l’ASLR en patchant le noyau Windows à la volée.
Il est possible de booter sur un autre payload/OS à distance, mais également d’afficher une fausse invite de commande Bitlocker/Truecrypt, rendant ainsi la cryptographie inutile : « Why cryptography will not save you ».
Le gros intérêt de l’outil est de pouvoir accéder à une charge virale à distance : bootkitting de toutes les versions de Windows (excepté la 8 semble-t-il) en 32/64 bits.
« Rakshasa » est comme invisible sur la machine, puisque le système de fichiers n’est pas modifié.
Les briques utilisées par « Rakshasa » (Coreboot, SeaBios, iPXE) lui permettent d’être un outil portable, extrêmement modulaire, bénéficiant d’une stack réseau complète pouvant être mise à jour si besoin est.
Une vidéo est diffusée faisant office de démonstration dans laquelle l’auteur utilise son outil avec un payload distant permettant de se connecter sur le compte du Windows 7 en saisissant n’importe quel mot de passe. Le payload utilisé provient d’un reverse de konboot, point sur lequel un des orateurs s’excuse.
Strange and Radiant Machines in the PHY Layer – Travis Goodspeed & Sergey Bratus
Article intéressant avec comme sujet les attaques ciblant les couches physiques émettrices de signaux radio.
Le problème de sécurité exprimé par Travis Goodspeed est celui lié aux communications des couches OSI, les unes avec les autres. Il est courant de laisser les couches supérieures du modèle gérer la sécurité. Ainsi, Travis a ciblé l’éventualité de générer des paquets contrôlés en destination des couches physiques via le concept de « packets in packets ». Le concept poussé par Travis est l’encapsulation d’un paquet dans un autre paquet. Le but est de se servir du premier paquet comme enveloppe laissant décapsuler le paquet contenu et ainsi l’interpréter. La réciproque est expliquée avec les « packets out of packets ».
Quelques exemples d’attaques sont effectués lors de la conférence :
• l’un avec un clavier Microsoft sans fil ainsi qu’un module d’interception des communications émises par le clavier ;
• l’autre exemple, « power supply attacks », concerne une méthode de récupération d’une ROM. Après avoir effectué un court circuit sur la carte, le chipset pense que la mémoire flash est vide, il active ainsi le JTAG, permettant une connexion via GDB et ainsi, de récupérer toute la ROM.
Sites Web:
« Packets in packets » : http://packetsinpackets.org
Blog : http://travisgoodspeed.blogspot.fr/
Cryptographic function identification in obfuscated binary program – Joan Calvet
Après avoir prévenu l’auditoire que son sujet comprenait une bonne partie de reverse engineering, Joan Calvet précise que son projet n’en est qu’à ses débuts.
Le but de l’étude est dans un premier temps de pouvoir identifier quel algorithme est utilisé dans un programme en soumettant un dump du programme à son outil.
Dans un premier temps, l’orateur s’est concentré sur TEA (Tiny Encryption Algorithm). En temps normal, le code assembleur du dump contient une « magic constant », ce qui rend l’identification aisée. Mais dans certaines implémentations ou dans des programmes obfusqués, cette constante n’existe pas.
L’idée est d’utiliser les entrées/sorties pour détecter l’algorithme TEA (ou un autre algorithme à long terme). Sa méthode de recherche se décompose en trois étapes :
• Collecter la trace d’exécution ;
• Extraire de la collecte un possible algorithme avec ses paramètres ;
• Identifier l’algorithme en utilisant des algorithmes de référence.
Lors de la 1ère étape, la trace d’exécution est récupérée via des outils tels que PIN qui est un framework « Dynamic Binary Instruction » maintenu par IBM.
La 2ème étape requiert de trouver les calculs algorithmiques dans le code ASM, ce qui se résume à une petite partie de code.
En cryptographie, les algorithmes appliquent la même opération répétée sur les paramètres d’entrée/sortie. Il est donc primordial de repérer les boucles en remplaçant par des symboles le corps de la boucle. La détection des entrées/sorties est facilitée par le constat que les données d’entrée sont lues et les données de sortie sont écrites par les instructions adéquates du code ASM.
L’extraction des informations est alors représentée sous forme de graphes qui permettent une meilleure visibilité.
La 3ème et dernière étape est l’identification de l’algorithme. Son programme « brute-force » les algorithmes de référence avec les valeurs d’entrée extraites, puis compare les sorties extraites par rapport aux sorties calculées.
Il a ainsi réussi à identifier le TEA dans plusieurs cas réels (virus et vers). Pour la petite anecdote, il a découvert que l’implémentation du TEA sur un site relié à wikipedia.ru était erronée. En modifiant son modèle de recherche, il a néanmoins réussi à l’identifier avec succès.
Il a étendu son modèle pour la recherche de l’algorithme RC4 qui est légèrement différent puisqu’il comporte plus de boucles que le TEA.
Joan fait remarquer que son modèle ne fonctionne pas pour UPX LZMA à cause de sa définition de boucles, mais pourrait éventuellement fonctionner, suspense…
En conclusion, il souhaite ajouter des algorithmes (compression) à son modèle, et, bien entendu, faire de son PoC un véritable outil.
Workshop Lockpicking – Walter Belgers
La journée a fini avec une présentation sur le « lockpicking » délivrée par Walter Belgers. Le « lockpicking » est une activité consistant à ouvrir des serrures de manière détournée, avec l’accord du propriétaire. La présentation a porté principalement sur les sujets suivants :
• Principe de fonctionnement d’une serrure ;
• Présentation des faiblesses (imperfections mécaniques, erreurs de conception, etc.) et des différentes techniques permettant de les exploiter (« raking », « padlock trick », « bumping », « pick gun », etc.) ;
• Moyens de se protéger contre le « lockpicking » (« mushroom pins », « spool pins », « rotating disc locks », « magnetic/electronic locks ») ;
• Quelques astuces pour réussir ses tentatives de lockpiking.
Cette présentation s’est avérée très intéressante, avec des démos suggestives telles que celle de la technique « Foil impressioning ». Celle-ci permet, à l’aide d’une clé quelconque et d’une feuille d’aluminium, de reconstruire le relief de la clé permettant d’ouvrir une serrure dont on n’a pas la clé.
Auteurs du billet : Costina Catanoiu, Philippe Faure, Gregory Charbonneau, Maxime Walter et relu par Isabelle Feetz
La virtualisation du point de vue de la Communauté Devoteam
Posted by Ludovic Leonard in Infrastructures on February 1st, 2012
En 2011, la Communauté Virtualisation de Devoteam a construit un état de l’art de la virtualisation nourri des différentes expériences et bonnes pratiques des experts du Groupe.
Pourquoi la virtualisation ?:
La virtualisation est une technologie mature adoptée par une majorité d’entreprises pour rationaliser / standardiser leurs 5 domaines d’infrastructure : Serveurs, postes de travail, applications, stockages et réseaux.
La virtualisation par définition permet de créer une couche d’abstraction envers les ressources physiques afin de simplifier les infrastructures.
Utilisée à bon escient, la virtualisation apporte de nombreux bénéfices :
- Répondre plus efficacement aux exigences des métiers et des utilisateurs de l’IT
- Optimiser les coûts de maintenance les coûts et de déploiement des solutions
- Limiter la prolifération des centres de données et des équipements informatiques
- Fiabiliser et accélérer les processus de gestion du changement et des évolutions
- Maîtriser les délais
Mais sans un écosystème adapté et maîtrisé, la virtualisation peut devenir une source de complexité des infrastructures, voire créer ou accentuer les risques des environnements virtualisés en terme de disponibilité, de sécurité et de performances.
L’écosystème de la virtualisation apporte les outils et processus nécessaires au bon fonctionnement des technologies de virtualisation : supervision, reporting, scénarii d’optimisation et d’anticipation d’utilisation des ressources, reprise d’activité, gestion du cycle de vie des environnements virtualisés, etc.
Notre vision du marché de la virtualisation de serveurs X86:
La couche de virtualisation (Hyperviseur) des principaux éditeurs du marché (VMware, Microsoft et Citrix) se banalise. Ces différents hyperviseurs présentent des caractéristiques sensiblement identiques (limitations, systèmes invités supportés, …) et des fonctionnalités de base similaires : console centralisée de management, délégation des actions, migration à chaud des environnements, partage des pages mémoires, etc.
Les différences entre les solutions de virtualisation des principaux éditeurs du marché se concentrent sur les fonctionnalités avancées des hyperviseurs telles que :

- Haute disponible et tolérance aux pannes
- Distribution de la charge d’utilisation
- gestion des énergies et adaptation à l’utilisation des ressources dans une démarche Green
- Sécurité globale des environnements (antivirus globalisé, switchs virtuels distribués, …)
- Orchestration des actions et tâches récurrentes
- Reprise d’activité
- Services IT (gestion des demandes, portail, …)
L’état de l’art de la virtualisation de serveurs x86 :
Dans ce contexte, l’état de l’art de la virtualisation de serveurs x86 a été construit en 2011 au sein de la communauté Virtualisation de Devoteam à travers les différentes expériences et les bonnes pratiques de nos experts Virtualisation. Ce document, sous forme de présentation, décrit les caractéristiques des principaux hyperviseurs du marché (VMware, Microsoft et Citrix) et leurs différentes fonctionnalités avancées. Ce document présente également l’état de l’art sur l’écosystème de la virtualisation de serveurs x86, écosystème nécessaire à la virtualisation pour gagner en agilité, flexibilité, disponibilité et sécurité.

Cet état de l’art de la virtualisation de serveurs x86 est complété avec une matrice de comparaison des différentes solutions du marché avec notamment une vision tarifaire.
La virtualisation ne se limite plus à la consolidation et la rationalisation des infrastructures. Elle est devenue la pierre angulaire des offres de services des directions informatiques pour satisfaire les besoins croissants de leurs clients.
La virtualisation et un écosystème adapté et maîtrisé sont les fondations vers une démarche orientée services d’infrastructures.
Pour plus d’information sur les Communautés Devoteam
Les enjeux de l’ITSM en mode SaaS
Posted by Frederic Baiget in Cloud computing, IT Methods & Process, IT Service Management on January 18th, 2012
En juin dernier, les Communautés Devoteam IT Methods & Process et Service Management ont organisé une conférence en interne pour discuter des enjeux de l’ITSM en mode SaaS.
Le « Cloud Computing » est devenu un concept très à la mode, tout le monde en parle, et on y met tellement de choses derrière que cela devient…très nuageux !

C’est pourquoi lors de cette conférence nous avons d’abord voulu relever les enjeux du cloud computing pour l’entreprise de demain : le cloud computing étant amené à devenir « l’électricité » de l’entreprise du XXIième siècle : au siècle précédent les usines, qui produisaient leur propre électricité, ont progressivement transféré la production d’énergie vers un fournisseur externe et spécialisé (comme EDF en France). L’informatique, qui , comme l’électricité est un moyen, un outil de production, est amenée, comme l’électricité, à être transféré vers des fournisseurs externes spécialisés, l’entreprise pouvant alors concentrer ses investissements sur son cœur de métier.

Nous avons également relevé que le cloud computing répondait à des besoins de plus en plus prégnants : disponibilité des ressources à la demande, flexibilité, self-service, facturation à la consommation…

Et ce, malgré les freins existants toujours en terme de sécurité (notamment la confidentialité des données).
Figure : Marché de l’IT Management en mode SaaS
C’est pourquoi le Cloud Computing est particulièrement pertinent pour des activités qui ne sont pas des activités cœur de métier. Et dans ce contexte là l’ITSM est concerné au premier chef : avoir des outils supportant les processus de Service Management permettant de s’assurer que les services IT sont bien fournis avec la qualité de service attendue est quelque chose d’indispensable. Posséder toute l’infrastructure nécessaire, commander des licences sans savoir exactement ce qui va être consommé, avoir une équipe interne d’administrateurs, sans savoir si on a de quoi les occuper à plein temps n’est pas forcément indispensable pour de tels outils.
Raison pour laquelle, dans la suite de la conférence, nous avons examiné comment les éditeurs traditionnels (HP et BMC), mais aussi les nouveaux venus (ServiceNow.com), répondaient à ce nouveau besoin et à cette nouvelle tendance :
Figure : Gartner 2010
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BMC Remedy ITSM, leader mondial du marché de l’IT Service Management tant en terme de part de marché qu’en terme technologique et de capacité d’exécution stratégique (Gartner Magic Quadrant for the IT Service Desk du 4 novembre 2010) propose lui aussi une offre d’outils ITSM adaptée au mode SaaS et au Cloud Computing. Bâti sur plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine, BMC offre un modèle Une des originalités de cette offre est une tarification en fonction de la |
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ServiceNow, avec sa flexibilité et sa simplicité, est devenu l’acteur incontournable du marché de la Gestion des Services IT (ITSM) en mode SaaS (Software as a Service). Combinant les meilleures pratiques d’ITIL V3 avec la technologie |
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Les solutions ITSM, des processus ITIL sont de plus en plus proposées en mode SaaS. HP Software fait de même avec HP Service Manager. L’éditeur précise même “HP SM une nouvelle étape dans l’évolution de l’administration intégrée et automatisée de services IT produits en mode Cloud, pour l’entreprise. Elle propose un guichet unique des services IT de l’administrateur à l’utilisateur final, et permet aux équipes IT de travailler comme une seule et même organisation autour de processus communs basés sur les meilleures pratiques ITIL”. Parmi les nouveautés de cette solution: client mobile, nouveau |
Pour terminer, ce passage de l’ITSM dans le Cloud peut être vu comme une opportunité pour Devoteam pour se positionner en apportant encore plus de valeur à nos clients : Devoteam peut faire bénéficier de son savoir faire dans l’accompagnement global de la transformation à toute les étapes de la construction du cloud, depuis la définition de l’offre de service, la mise en œuvre du cloud jusqu’à son pilotage.

Frédéric Baiget, Leader de la Communauté IT Methods & Process
El Hassan Khouribech, Leader de la Communauté Service Management
they are BEING an entrepreneur
Posted by Jan Dillis in All categories on January 12th, 2012
A colleague recently asked me “what’s your definition of entrepreneurship?”
Well, my answer could be twelve words short or take a presentation of 50 slides long. But here’s my answer in blog format.
To start with the twelve word version: entrepreneurship is the process by which new opportunities are identified and implemented.
It refers in the first place to an individual’s ability to turn ideas into action. It includes a clear sense of direction, creativity, risk taking and in many cases a lot of perseverance. In many cases (but not necessary always), there is a sense of innovation. Therefor I deliberately mention the individual and not the organization. To quote myself: organizations do not innovate; only PEOPLE do! … but organizations can facilitate or destroy innovation. Innovation and entrepreneurship being very akin , the same can be said of entrepreneurship: organizations are not entrepreneurial; only PEOPLE are! … but organizations can facilitate or destroy entrepreneurship.
The 4 keywords for entrepreneurial organizations are vision, culture, resources and people.
A strong vision is needed to create a clear direction and to identify the playground.
A culture which starts with the sincere belief of management in the need of individual entrepreneurship within the company and with the support management actually gives providing freedom, authority and responsibility. A culture encouraging entrepreneurship should give people the room they need. Without some freedom, there is no experiment. Without experiment there is no success or failure and no entrepreneurship. People need some time, incentives, job security and room to experiment. And a culture that accepts that mistakes will be made (from which one can learn).
Resources imply that people should get the means and time and that some confined supporting structure is available. A well-known example is Google expecting innovation and entrepreneurship from everybody so many of its employees have a 20% time budget for defining, implementing or contributing to innovation projects. One cannot expect from an employee under high operational pressure working overtime to start new initiatives.
And this brings me to the fourth keyword, people. A real entrepreneur will not work for long in that kind of environment with no opportunity to start new initiatives. Entrepreneurs have some specific attributes like being able to seize opportunities, have focus & drive, being able to organize and manage ambiguity, etc. and mostly they are just BEING an entrepreneur.
Les enjeux de la mobilité en entreprise
Posted by François Mouillaud in All categories, Telecom, Networks&Media on December 29th, 2011
Le 23 novembre dernier, la Communauté Telecom, Networks & Media de Devoteam a fait le point sur les enjeux de la mobilité en entreprise, dans le cadre de la 11ème Telcosphère.
D’abord un constat: la mobilité s’impose aujourd’hui à tous et partout. Le basculement vers la mobilité a déjà eu lieu (4 nouveaux mobiles sur 5 sont des smart phones), les usages se développent (B2C, B2E, e-governement), et le Gartner group prévoit que 80% des entreprises utiliseront des tablettes en 2013.
Mais la mise en oeuvre, dans un paysage fragmenté (smart phones, tablettes, OS, applications, SI), se révèle complexe. Une stratégie de développement est indispensable pour parvenir à suivre le marché, les technologies, les usages et business models permettant les gains de productivité par l’accès au SI en mobilité, sans compromettre la sécurité, et à un coût maîtrisé. Lire la suite de l’article »
2012: the year of micro-entrepreneurship
Posted by Jan Dillis in Business application on December 29th, 2011
If you are presenting on innovation you should develop a personal vision on the future as well. At least, that’s my opinion. And so I do. My actual vision is synthesized around the adverb MORE. But with 2012 coming underway it’s time to re-evaluate.
At least one new insight is that for some trends it’s not MORE but MICRO. The nuance is that despite large in numbers, the power lies mainly in the small size of its constructive elements. It’s fast, agile, swift and often under the radar.
The trend started already some time ago with the concept of microloans to those in poverty and designed to spur entrepreneurship. And we had already micro-blogging, micro-angels, micro-shareholders, micro-journalism, micro-work (take a look at for instance www.samasource.org). But we will see that 2012 will be the year that micro-entrepreneurship takes up in the develop countries. The rebellious consumer of the past years is evolving to a consumer/citizen taking positive initiatives on small scale. This can on be on economic, social or leisure themes. With the current available platforms like for instance Payvment (www.payvment.com) and the recently launched Kicktable (www.kicktable.com) people can make a swift start. They can choose for local or global reach. Perhaps some of their initiatives may have a big impact. We can expect more micro-enabling platforms to come.
If you add many MICRO’s you have MORE, isn’t it?
P.S.: As a CIO, please don’t forget the impact of Apps as well. This is micro too.


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